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Pourquoi appliquer la méthode zététique à la diététique

Pourquoi j’ai choisi de faire confiance à la démarche zététique

 C’est à travers les conférences universitaires de Richard Monvoisin sur « l’autodéfense intellectuelle » que le voile s’est levé sur ce monde que je ne connaissais pas « des sceptiques et des zététiciens » – je me suis parfaitement retrouvée dans cette démarche intellectuelle de quête de vérité.

 Voici quelques définitions tirées de Wiki pour mieux comprendre en substance ce qu’est la zététique :

 « Personne pratiquant le scepticisme, personne adepte du doute philosophique et du rationalisme. »

« Ensemble de méthodes d’analyse et d’explication rationnelle pour des faits surnaturels, des croyances populaires ou des phénomènes paranormaux.

« Démarche personnelle de suspension du jugement, de doute cartésien par l’apprentissage des biais cognitifs et des sophismes. »

« Qui doute tout en recherchant une explication rationnelle à des phénomènes inexpliqués. »

 

Préalablement utilisée pour investiguer les phénomènes dits « paranormaux », cette méthode s’est généralisée à des domaines variés dont on peut discuter les fondements et les prétentions et pour lesquels il est pertinent de faire appel à un esprit critique (pseudosciences, médias, politique, sociologie, histoire…).

La démarche zététique est une démarche critique qui suppose d’écarter les biais cognitifs (dont nous sommes tous victimes) et de se détacher de la charge émotionnelle qu’induisent certains sujets pour n’en extirper que les hypothèses vraisemblables, expérimentables et reproductibles.

 

NB : Je vous recommande également à lire l’article de l’AFIS sur la zététique : https://www.afis.org/La-zetetique-ou-l-art-du-doute

 

La zététique permet à ceux qui la pratiquent de développer et d’affûter leur esprit critique par la culture de l’art du doute et la quête de vérité par les preuves apportées par une démarche de recherches rigoureuses et de sources fiables. Notons que par essence, la science applique une démarche zététique.

Tout ça dans quel but ? Dans le but de se rapprocher peu à peu de la réalité des mécanismes du monde qui nous entoure (pour qui la vérité compte plus que les illusions).

 La démarche zététique sceptique peut sembler inutile ou vaine pour les « croyants » de toute nature, mais n’est-il pas préférable de « savoir au lieu de croire » ? Voilà mon opinion que vous avez le droit de ne pas partager. (et au passage le titre d’un livre sceptique que je n’ai pas encore lu)

 J’ai un background de formation scientifique et il me semble disposer au préalable d’un tempérament plutôt rationnel. Depuis longtemps j’ai tendance à douter de ce qui heurte mon esprit cartésien.

  

La zététique appliquée a la diététique et la nutrition

 Le champ de la nutrition et de la santé nutritionnelle est un terrain miné d’affirmations sensationnelles potentiellement douteuses pour une sceptique comme moi ;

Il n’y a pas un jour où je ne croise sur internet, dans mon fil d’actualité ou dans les journaux grand public (voir même spécialisés) des assertions qui font dissonance.

Très souvent je m’interroge sur leur vraisemblance (le fait énoncé est-il réel et prouvé) et me questionne sur les causes. (si le fait est avéré, par quel mécanisme cela fonctionne-t-il ? quelles sont les hypothèses ?)

 

Par exemple :

Tel aliment vous assurera un meilleur teint, un ventre plus plat ou de plus beaux cheveux. Tel produit vous promet une perte de poids sans effort, un autre de vous sevrer de votre addiction au sucre.

Telle pratique alimentaire vous assurera une plus grande longévité, une autre prétend vous guérir de vos petits maux ou même de pathologies plus graves.

Tel régime vous assurera guérir votre diabète, effacer vos poignées d’amour, « détoxifier » votre organisme ou « nettoyer votre foie »

 

Que d’investigations à mener pour démêler le vrai du faux, pour relever les arguments fallacieux ou les sophismes. Que de travail pour identifier les biais menant à un résultat mensonger, mal interprété, exagéré relevant plutôt d’effets contextuels (effet placébo) ou à des liens de causalité douteux ? Et surtout, où chercher les informations fiables ? Qui croire ?

 

Comme nous tous, je suis moi-même victime de mes propres biais (biais de croyance, biais de confirmation par ex.), qui peuvent me mener à de mauvais jugements et fausses interprétations de la réalité.

J’ai plutôt tendance à rejeter d’emblée une affirmation plutôt qu’à la croire (sujette au doute systématique, je dispose de peu de conviction sur les choses), mais en appliquant la démarche zététique, je suis ouverte à déplacer mes croyances, même si elles sont parfois chevillées, vers une plus juste vérité.